Liliana Anic
Liliana Anic déploie un univers sculpturaux où la fragilité dialogue avec la verticalité. Sa pratique s'articule autour de l'alliance du fil de fer et du papier mâché, des matériaux humbles qu’elle transforme en structures aériennes d'une grande poésie. Entre la tension du métal et la légèreté de la fibre, elle façonne des silhouettes et des formes organiques qui semblent dessiner dans l'espace. Cette approche sensible lui permet de donner corps à un monde suspendu, où la matière brute devient le support d'une narration délicate et intemporelle.
Djeff
Diplômé de l'ENSAD et de l'ENSCI, Djeff interroge notre rapport aux technologies. Son travail actuel s'articule autour de l'utilisation de la bande magnétique, qu'il détourne de sa fonction initiale pour créer des compositions graphiques et spatiales. En manipulant ce support de mémoire analogique comme un fil conducteur, il compose des œuvres qui jouent sur la répétition et le flow. Cette approche sobre et méthodique lui permet de donner une forme tangible à l'immatérialité des flux qui nous entourent.
Caroline Hanny
Caroline Hanny développe une pratique artistique mêlant photographie, découpage, broderie et performance. Nourrie par son parcours dans la mode durant une trentaine d’années, elle explore la puissance symbolique du corps et du textile à travers des œuvres hybrides où matières, reliefs et images dialoguent. En assemblant des fragments visuels issus de magazines, elle crée des compositions troublantes et organiques, entre trompe-l’œil et métamorphose. Son travail interroge notre lien au vivant, à l’invisible et à l’inconscient, transformant chaque œuvre en un portail poétique et animiste.
Michèle Mascherpa
Plasticienne et enseignante en arts plastiques, Michèle Mascherpa explore la porosité entre le signe et l’image à travers une pratique singulière du dessin et de la gravure. Son travail, témoigne d’une recherche où l’écriture devient une matière plastique à part entière. Entre fragments de textes et jeux de transparence, elle travaille le papier comme une peau, le tannant et le colorant pour y inscrire une mémoire sensible. Cette maîtrise du geste lui permet de transformer le mot en un langage visuel vibrant, où la force de la trace dialogue avec la vulnérabilité du support.
Jean-Marie Muracciole
Jean-Marie Muracciole est enseignant en arts plastiques. Sa pratique questionne une syntaxe dans des dispositifs plastique. Elle confronte l’objectivité du réel aux représentations mentales et conceptuelles par le dessins, la photographie, les choses. Aucune pièce n’existe seule mais dans l’entre-deux qui appelle une interaction, ouvre des pistes pour l’interprétation, le regard, la devinette tissée depuis l’intime et la dimension universelle.L’attention porte ici aux signes du réel, à la dimension probatoire, voir, regarder, contempler, définir, recomposer. Non pas avec un regard naïf ou distrait, mais un ancrage intérieur : une disponibilité à saisir dans l'environnement familier ce qui surprend, ce qui déroge, ce qui déborde la forme. L'écart entre le reconnu et l'inattendu est le lieu mental où quelque chose commence.